Burkina: une centrale thermique de 200 MW pour réduire la dépendance énergétique
(Agence Ecofin) - Le projet vise à améliorer le taux d’électrification, qui se situe actuellement à environ 34,2%, et à réduire la dépendance du pays aux importations d'énergie.
Mark Cables, un groupe industriel basé aux Émirats arabes unis, a annoncé lundi 26 janvier le démarrage de la construction d'une centrale électrique thermique d’une capacité de 200 mégawatts (MW) au Burkina Faso.
Le développement de ce projet, dont le coût est estimé à 180 millions d'euros (213 millions de dollars), a été achevé en seulement six mois, selon des précisions faites par Mark Cables dans un communiqué, tout en indiquant que la nouvelle centrale électrique soutiendra les efforts du gouvernement pour stabiliser le réseau et réduire la dépendance aux importations d'énergie.
« En apportant 200 MW de capacité supplémentaire, Mark Cables offre une solution concrète au déficit électrique national », a souligné le groupe.
Au Burkina Faso, le taux d’électrification est estimé à 34,2% à l’échelle nationale, et le pays dépend toujours des importations en provenance des États côtiers d'Afrique de l'Ouest, selon les dernières données du ministère de l'Énergie, des mines et des carrières.
Le groupe turc Aksa Enerji avait annoncé fin novembre 2025, un projet de centrale électrique à fuel d’une capacité installée de 119 MW à Ouagadougou pour répondre à une demande énergétique croissante, stimulée par l’urbanisation et l’augmentation de la population.
Le directeur général de la Société nationale d'électricité du Burkina Faso (SONABEL), Souleymane Ouédraogo, a dévoilé, la semaine dernière, un vaste programme de développement de la production d’électricité, qui prévoit la construction de 12 centrales thermiques, une dans chaque région du pays.
« La SONABEL prévoit une capacité additionnelle de 515 MW à l’horizon 2028 », a-t-il déclaré, indiquant que l’objectif est de sécuriser l’alimentation en électricité, d’améliorer la qualité des services et de réduire les coupures, notamment dans les zones dépendantes des lignes d’interconnexion.
Walid Kéfi
Source: agenceecofin